Un proche de l’ex-président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo a été arrêté dimanche 14 décembre à son arrivée à Lisbonne, en provenance de Guinée-Bissau, alors qu’il transportait environ cinq millions d’euros en liquide. L’interpellation a eu lieu à l’aéroport militaire de Figo Maduro par la police judiciaire portugaise, qui évoque des soupçons de contrebande et de blanchiment d’argent. L’épouse de l’ancien chef de l’État se trouvait à bord du même avion, sans être inquiétée à ce stade. Une enquête a été ouverte en coordination avec l’administration fiscale, sur la base d’un renseignement anonyme, alors que le vol, initialement déclaré comme militaire, semble s’écarter de la mission officiellement communiquée aux autorités portugaises.
Le Sénégal confirme sa position sur la crise en Guinée-Bissau : retour à l’ordre constitutionnel, dialogue avec la Cédéao et reprise du processus électoral.
Umaro Sissoco Embaló a quitté Dakar pour Brazzaville. Accueilli par Denis Sassou Nguesso, l’ex-président bissau-guinéen cherche refuge après sa destitution.
Guinée-Bissau : la junte nomme Ilidio Vieira Té Premier ministre et maintient le portefeuille des Finances. La vie reprend à Bissau, mais la crainte d’un pouvoir militaire durable reste forte. Réactions à Dakar et mission annoncée de la Cédéao.
Guinée-Bissau : tirs près du palais, Embaló arrêté et un groupe d’officiers annonce prendre le contrôle du pays “jusqu’à nouvel ordre”, suspendant le processus électoral à la veille des résultats.
À une semaine d’un double scrutin décisif en Guinée-Bissau, le retour du président Umaro Sissoco Embaló à Bissau, ce lundi, est attendu comme un moment clé. Après plusieurs jours de tournée en région, meetings massifs et bains de foule, le chef de l’État rentre dans une capitale chauffée par une campagne électorale polarisée. Embaló, qui sollicite un second mandat, mise sur sa présence sur le terrain et sur un bilan qu’il présente comme solide, marqué notamment par de vastes travaux d’infrastructures.
En Guinée-Bissau, l’incertitude plane autour de la fin du mandat du président Umaro Sissoco Embalo. Pour l’opposition, celui-ci expire ce jeudi 27 février 2025, soit cinq ans après son investiture, et toute prolongation est illégitime. Cependant, la Cour suprême a décidé d’étendre son mandat jusqu’au 4 septembre, une décision que ses adversaires dénoncent comme une manœuvre politique. En réponse, l’opposition appelle à une « paralysie totale » du pays dès vendredi.