Les Forces de soutien rapide intensifient leur guerre psychologique en frappant pour la première fois la ville refuge de Port-Soudan, siège du gouvernement de transition.
Au lendemain de la reconquête du palais présidentiel de Khartoum, les forces armées soudanaises ont poursuivi leur avancée dans la capitale ce samedi 22 mars 2025. Plusieurs sites stratégiques, dont la Banque centrale et le Musée national, sont désormais sous le contrôle des troupes du général Abdel Fattah al-Burhan. Après deux années d’un conflit dévastateur, la ville reste en proie à d’intenses combats.
Le Soudan accuse les Émirats arabes unis de génocide. Dans une requête déposée jeudi devant la Cour internationale de Justice, la plus haute instance judiciaire de l’ONU, Khartoum demande d’ordonner des mesures d’urgence.
L'armée soudanaise poursuit sa progression dans la capitale, renforçant son emprise sur Khartoum Bahri. Après avoir repris le quartier général de l'armée, encerclé depuis le début du conflit par les Forces de soutien rapide (FSR), elle resserre l'étau sur ses adversaires. Dans ce contexte tendu, les FSR ont annoncé la mort de l'un de leurs chefs militaires les plus en vue, Rahmatollah al-Mahdi. L'armée affirme désormais contrôler la majeure partie du nord de la capitale et poursuit la troisième phase de son opération militaire lancée en septembre 2024.
Le général Abdel Fattah al-Burhan, à la tête de l’armée soudanaise, est arrivé au Mali le samedi 11 janvier pour une visite d’amitié et de travail de 48 heures. À son arrivée à l’aéroport de Bamako, il a été accueilli par le chef de la junte malienne, le général Assimi Goïta. Cette rencontre vise à renforcer les relations bilatérales dans plusieurs domaines clés.
Alors que l’année 2025 commence, la situation au Soudan reste alarmante. Les appels à un cessez-le-feu se multiplient de la part des dirigeants internationaux, de l’ONU et des organisations humanitaires. Cependant, la guerre, qui oppose depuis avril 2023 l’armée nationale dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhan et les Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdan Dagalo, alias Hemedti, ne montre aucun signe d’apaisement.
L'armée soudanaise a annoncé avoir repris le contrôle de Sinja, une ville-clé située au sud de Khartoum. Cette capitale régionale, aux mains des paramilitaires du général Hemedti depuis cinq mois, marque un tournant dans le conflit. « Sinja est revenue dans les bras de la nation », a déclaré le ministre de l’information soudanais, saluant une victoire symbolique et stratégique.
La conférence humanitaire consacrée au conflit qui sévit au Soudan depuis un an s’est tenue à Paris le 15 avril. Après un premier volet politique dans la matinée, l’après-midi a été dédié principalement à la levée de fonds pour soutenir le plan de réponse des Nations unies (ONU), qui jusqu'à présent n'était financé qu'à hauteur de 5%. Une mobilisation urgente était donc nécessaire pour combler ce déficit financier. Près de 60 États étaient représentés, ainsi que les organisations régionales, les Nations Unies et la communauté humanitaire. Au total, plus de 2 milliards d’euros de promesses ont été réunis, ce qui constitue la moitié des 4 milliards nécessaires demandés par l'ONU.
Dans la région du Soudan, les forces armées persistent dans leur progression au sein de la ville d'Omdurman. Cette avancée s'inscrit dans un contexte où l'armée s'efforce de reprendre le contrôle territorial, non seulement à Omdurman mais également dans la capitale, Khartoum. Mardi dernier, les forces militaires ont réussi à sécuriser le bâtiment de la radiotélévision nationale, précédemment occupé par les Forces de soutien rapide à Omdurman. Cette prise stratégique a été suivie par une annonce jeudi, affirmant que les forces armées ont également capturé un carrefour clé dans cette ville jumelle de la capitale. Ces mouvements militaires reflètent les efforts continus pour stabiliser la situation et consolider le contrôle dans cette région, confrontée à des troubles civils et politiques.