Les résultats officiels provisoires des élections législatives anticipées, tenues au Sénégal dimanche 17 novembre, sont attendus ce mardi. Mais déjà, les tendances issues des bureaux de vote confirment une large avance du Pastef, le parti dirigé par Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, qui semble sur le point de décrocher la majorité à l’Assemblée nationale.
Ce dimanche 17 novembre, les Sénégalais se rendent aux urnes pour des élections législatives anticipées, convoquées après la dissolution de l’Assemblée nationale en septembre dernier par le président Bassirou Diomaye Faye. Avec 165 sièges de députés en jeu, ce scrutin est crucial pour le gouvernement récemment installé, dirigé par le président Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. L’objectif : obtenir une majorité qualifiée pour mettre en œuvre des réformes majeures, notamment la création d’un poste de vice-président, la réforme de la justice et la suppression d'institutions jugées coûteuses.
Alors que la campagne électorale a officiellement commencé dimanche 27 octobre, les préparatifs pour les législatives anticipées du 17 novembre battent leur plein dans les quartiers généraux des partis. Au siège du Pastef d’Ousmane Sonko, comme à celui de la coalition Sam Sa Kadou, dont la tête de liste est le maire de Dakar Barthelemy Diaz, on se dit fin prêt.
Au Sénégal, six mois après leur élection, le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko ont présenté ce lundi 14 octobre leur programme pour développer le pays ces 25 prochaines années.
Conséquence directe de l’absence de parrainage citoyen, filtre à candidatures pour ces législatives anticipées, les Sénégalais auront à choisir entre 41 listes de candidats. Un scénario semblable à celui de 2017 avec 47 listes à l’époque, raison pour laquelle l’ex-président du pays, Macky Sall (2012-2024), avait introduit l’obligation d’avoir la signature d’au moins 0,5% du corps électoral pour les législatives de 2022.
Au Sénégal, les législatives du 17 novembre s'annoncent-elles comme un second tour de la présidentielle prévue en mars 2024 ? La coalition d'opposition Takku Wallu Sénégal a désigné l'ex-président Macky Sall en tant que tête de liste nationale, tandis que le parti au pouvoir, le Pastef, a choisi le Premier ministre Ousmane Sonko pour briguer une majorité à l'Assemblée nationale. Ce face-à-face entre deux poids lourds de la scène politique sénégalaise confère à ces élections un air de duel anticipé.
Une vive émotion règne au Togo après l'attaque qui a visé un rassemblement politique à Lomé ce dimanche. Une réunion de la Dynamique pour la majorité du peuple (DMP), une plateforme d'opposition, a été brusquement interrompue par des individus qui ont lancé des chaises vers la tribune. Plusieurs personnes ont été blessées, y compris le député sénégalais Guy Marius Sagna, présent dans le cadre d'une session délocalisée du Parlement de la Cédéao.
À peine quelques minutes après l’arrivée du ministre de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, les échanges se sont tendus lors de la réunion à propos des futures législatives.
Le 24 mars 2024, Bassirou Diomaye Faye est devenu le premier opposant dans l’histoire du Sénégal à remporter une élection présidentielle dès le premier tour. Élu dans une euphorie collective avec 54 % des voix, le candidat du Pastef, après avoir fait campagne sur un programme de rupture, s’est retrouvé face à une Assemblée nationale dominée par les députés fidèles à l’ancien président Macky Sall. Dans cette Assemblée, le Pastef ne compte que 23 députés sur 165, chiffre porté à environ 40 si l’on inclut ses alliés de la coalition Yewwi Askan Wi.
Au Sénégal, la cité religieuse de Touba, située à environ 200 km à l'est de Dakar, a été frappée par de fortes pluies dans la nuit de lundi 16 à mardi 17 septembre. Le bilan est lourd : au moins deux personnes ont perdu la vie et les dégâts matériels sont importants. Mercredi 18 septembre, la deuxième ville la plus peuplée du pays a, en partie, les pieds dans l'eau.