Malgré la poursuite des combats dans la région des Kivu et une crise humanitaire qui déplace des centaines de milliers de personnes, la pression diplomatique sur le Rwanda s'intensifie. L'ambassadeur rwandais à Bruxelles a été convoqué par les services de la cheffe de la diplomatie européenne, marquant ainsi la première manifestation d'une unité européenne sur le conflit en République démocratique du Congo.
Alors que les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont pris position dans la ville de Bukavu, dans l’est de la RDC, le président Félix Tshisekedi a regagné Kinshasa sans assister au sommet de l’Union africaine, qui se tient à Addis-Abeba. Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a quant à lui pris la parole en appelant à éviter toute escalade régionale du conflit qui ravage l’est du pays.
Ce mardi 4 février, le président américain Donald Trump a signé un décret exécutif officialisant le retrait des États-Unis de plusieurs instances de l’ONU et réévaluant leur soutien financier aux organisations internationales.
Des tirs nourris ont retenti jusqu'au centre-ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, actuellement sous la menace du groupe armé M23 et de forces étrangères. La situation s'est aggravée ces derniers jours, suscitant de vives inquiétudes tant au niveau national qu'international. Dimanche, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a dénoncé l'implication d'acteurs extérieurs dans ce conflit qui perdure dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une rencontre entre les présidents de la RDC et du Rwanda est envisagée sous l'égide de la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC) pour tenter de trouver une issue diplomatique.
Les affrontements entre les forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe armé du M23, accusé d'être soutenu par le Rwanda, s'intensifient aux abords de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu. Treize soldats des forces internationales ont perdu la vie dans les combats. Face à cette escalade, la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, initialement prévue pour demain, a été avancée à ce dimanche 26 janvier.
Abdoulaye Bathily, émissaire de l'ONU pour la Libye, a annoncé sa démission, exprimant son profond désarroi face à l'incapacité de l'ONU à agir efficacement dans le soutien du processus politique en raison du comportement égoïste des dirigeants libyens. Cette décision a été prise après une réunion du Conseil de sécurité où Bathily a dressé un tableau sombre de la situation en Libye, déchirée par une guerre civile depuis 2011.
Depuis la première guerre civile de 2011, la Libye reste un pays en crise et divisé. Dans le cadre des efforts visant à promouvoir la réconciliation nationale, un Comité national a été mis en place pour préparer une Conférence inclusive de réconciliation. Cependant, des représentants du camp de l'est menacent de se retirer de ce comité en raison de leurs griefs à l'égard de son président, Abdullah al-Lafi.