Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officialisé leur retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Les trois pays de l'Alliance des États du Sahel dénoncent une institution qu'ils jugent politisée. Le retrait sera effectif en juin 2027, mais les procédures judiciaires en cours demeurent applicables.
De violents tirs à l'arme lourde ont éclaté ce jeudi autour de l'aéroport international Diori Hamani de Niamey. Les forces de sécurité nigériennes affrontent des assaillants dont l'identité reste inconnue. La zone aéroportuaire est entièrement bouclée.
Après l’attaque de l’aéroport de Niamey, la junte nigérienne accuse la France, le Bénin et la Côte d’Ivoire. Le général Abdourahamane Tiani durcit le ton dans un contexte de fortes tensions sécuritaires et diplomatiques au Sahel.
En quittant la CEDEAO pour fonder l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger redessinent les équilibres régionaux. Derrière la volonté de souveraineté, une fragilité sécuritaire persistante et un isolement diplomatique croissant.
Dans un communiqué lu dimanche 6 avril dans soirée à la télévision malienne, les trois pays membres de l'AES (Alliance des États du Sahel), le Mali, le Niger et le Burkina Faso, annoncent rappeler leurs ambassadeurs accrédités en Algérie. Une décision prise après la destruction d'un drone de l'armée malienne par Alger dans la nuit du 31 mars au 1er avril. « Un acte d'hostilité du régime algérien », selon le communiqué de l'AES. Selon Alger, le drone en question avait pénétré dans le territoire algérien, ce que conteste Bamako. L'armée malienne avait elle assuré que le drone n'était pas entré sur le territoire algérien.
La junte a annoncé mardi 1er avril au soir la remise en liberté d’une cinquantaine de personnes, dont d'anciens ministres du régime civil renversé en juillet 2023 par un coup d'État, conformément aux recommandations des « assises nationales » de février.
Le paysage politique nigérien a été profondément transformé avec la dissolution de tous les partis politiques, sur décision du général Abdourahamane Tiani. L’annonce a été faite le 26 mars, lors de la cérémonie officielle consacrant son investiture à la tête du pays pour une période de cinq ans, ajustable en fonction des circonstances. Cette mesure découle des recommandations issues des assises nationales organisées le mois précédent.
Au Niger, un premier signe de vie d'Alassane Souleymane, enlevé il y a un mois. Ce haut fonctionnaire nigérien a été kidnappé le 11 janvier dans le parc national du W, au sud du pays, à la frontière avec le Burkina Faso, par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jnim).