Une société mauricienne est visée par une enquête internationale pour blanchiment de fonds liés à Nicolás Maduro. 3,5 millions d’euros gelés, licence suspendue et coopération avec les États-Unis.
En choisissant l’île Maurice comme première étape de sa tournée africaine, Emmanuel Macron envoie un signal clair : la France veut réaffirmer son rôle dans l’océan Indien. À Port-Louis, le président français et le Premier ministre Navin Ramgoolam ont affiché une volonté commune de relancer une relation restée en sommeil depuis plus de trente ans. Sécurité maritime, coopération énergétique, jeunesse, lutte contre les trafics et dossier sensible de Tromelin : les deux dirigeants ont mené des discussions « franches et ouvertes », tout en soulignant les liens historiques qui unissent les deux pays. Macron a également pris position sur la transition politique à Madagascar, assurant que Paris accompagnera le processus « avec ouverture » et en priorité « pour les Malgaches ».
Harvesh Seegolam, ancien gouverneur de la Banque de Maurice, a été interpellé ce vendredi 3 janvier dans le cadre d’une enquête sur un détournement présumé de fonds publics. Sous le coup d’un mandat d’arrêt émis à la mi-décembre, il avait quitté ses fonctions peu après les élections législatives de novembre 2024, qui ont marqué l’arrivée d’un nouveau gouvernement. Les autorités actuelles l’accusent d’avoir transféré illicitement un million de dollars vers un compte bancaire étranger.