Le 11 janvier 2026, des jihadistes du JNIM ont mené une attaque coordonnée contre trois sites industriels majeurs dans le cercle de Bafoulabé, région de Kayes. En ciblant usines, carrières et infrastructures productives, le groupe armé lié à Al-Qaïda poursuit une stratégie assumée d’affaiblissement économique du Mali, dans un contexte de retrait sécuritaire et de forte vulnérabilité des investissements.
Au Mali, l’approvisionnement en carburant se stabilise partiellement grâce à des convois escortés, notamment vers Bamako. Cette amélioration reste fragile et très insuffisante en régions comme Mopti ou Koutiala, tandis que les attaques du Jnim se poursuivent et que les coupures d’électricité s’intensifient.
La prise de parole de l’imam Mahmoud Dicko intervient à un moment politiquement explosif : en plein sommet des dirigeants de l’AES, tandis que les autorités de transition affichent une unité militaire et institutionnelle renforcée.
Radiés de l’armée par décret du président de la transition, le général Assimi Goïta, neuf hauts gradés maliens contestent leur exclusion devant la Cour suprême. Ils dénoncent une sanction administrative prononcée sans convocation formelle ni preuve de faute disciplinaire, et estiment être victimes d’un abus de pouvoir. Cette démarche judiciaire intervient alors qu’ils sont parallèlement inculpés pour tentative de déstabilisation et atteinte à la sûreté de l’État, dans un contexte de fortes tensions au sommet de l’appareil sécuritaire malien.
Les deux journalistes de l’ORTM enlevés mi-octobre par le Jnim réapparaissent dans une vidéo diffusée le 1er décembre. Leur état semble stable, mais le silence des autorités et la diffusion des images ravivent les inquiétudes.
Depuis un mois, la ville de Mopti est privée d’électricité à cause de l’embargo imposé par les groupes jihadistes du Jnim. Un black-out total qui plonge des milliers d’habitants dans la détresse et paralyse le cœur économique du centre du Mali.
Moussa Mara, ancien Premier ministre malien, a été condamné à deux ans de prison dont un an avec sursis pour « atteinte à la crédibilité de l’État » et « opposition à l’autorité légitime ». Les avocats annoncent un appel.
Alors que le Mali subit depuis un mois et demi un embargo sur les importations de carburant imposé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda, les jihadistes franchissent un nouveau cap. Ce vendredi 17 octobre, ils ont édicté une série de règles destinées aux voyageurs, exigeant notamment le port du voile pour les femmes empruntant les routes maliennes.
Les habitants des deux cités stratégiquement situées à proximité des frontières avec le Sénégal et la Mauritanie craignent notamment que l'embargo annoncé par les jihadistes ne débouche sur une pénurie de denrées de première nécessité. Ils s'alarment également des conséquences que pourrait avoir un blocage des livraisons d'essence sur l'ensemble du secteur pétrolier malien.
Mi-août, les autorités maliennes ont annoncé avoir déjoué une « tentative de déstabilisation des institutions de la République ». Dans ce cadre, plusieurs dizaines de militaires, dont deux généraux, ont été interpellés. Parmi les personnes arrêtées figure un ressortissant français, présenté par Bamako comme l’un des instigateurs présumés de l’opération.