À Tripoli, les tensions entre les principales institutions de l’État libyen franchissent un nouveau seuil. Derrière un différend sur les nominations diplomatiques se joue en réalité une lutte de pouvoir plus profonde, révélatrice des fragilités persistantes de l’architecture politique libyenne.
Un groupe armé du sud libyen revendique une deuxième attaque contre les forces de Khalifa Haftar, ciblant cette fois un convoi de carburant à destination du Soudan. L’incident relance les interrogations sur les trafics transfrontaliers et la présence russe dans le désert libyen.
L’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi marque un tournant symbolique et politique pour la Libye. Dernier héritier crédible du clan de l’ancien dirigeant, il incarnait une hypothèse de retour aujourd’hui définitivement écartée. Sa disparition fragilise davantage un processus politique déjà à bout de souffle et réduit encore l’espace d’une réconciliation nationale dans un pays sous fortes influences étrangères.
Une délégation biélorusse de haut niveau, conduite par le vice-Premier ministre Viktor Karankevich et accompagnée de six ministres, a achevé le lundi 10 mars une visite de deux jours à Benghazi, dans l'est libyen, sous le contrôle du maréchal Khalifa Haftar. Au cours de cette visite, six accords-cadres ont été signés avec le gouvernement dirigé par Oussama Hamad, couvrant des domaines clés tels que la santé, l'agriculture, l'industrie et le pétrole. Parmi les membres de la délégation figuraient également des représentants des services de renseignements biélorusses.
Le maréchal Khalifa Haftar, figure influente de l’Est libyen, s’est rendu à l’Élysée le 26 février pour une visite officielle. Cette rencontre, annoncée par...