Après les attaques coordonnées du 25 avril 2026, la France recommande à ses ressortissants présents au Mali d’organiser un départ temporaire par les vols...
Le Mali traverse l’une de ses séquences sécuritaires les plus critiques depuis l’arrivée au pouvoir de la junte. Après les attaques des 24 et 25 avril, Bamako vit dans l’incertitude, Kati reste sous surveillance, et Kidal demeure aux mains du JNIM et du Front de libération de l’Azawad. La mort annoncée du général Sadio Camara et l’état de santé préoccupant du général Modibo Koné accentuent la pression sur le régime d’Assimi Goïta.
Le 11 janvier 2026, des jihadistes du JNIM ont mené une attaque coordonnée contre trois sites industriels majeurs dans le cercle de Bafoulabé, région de Kayes. En ciblant usines, carrières et infrastructures productives, le groupe armé lié à Al-Qaïda poursuit une stratégie assumée d’affaiblissement économique du Mali, dans un contexte de retrait sécuritaire et de forte vulnérabilité des investissements.
Au Mali, l’approvisionnement en carburant se stabilise partiellement grâce à des convois escortés, notamment vers Bamako. Cette amélioration reste fragile et très insuffisante en régions comme Mopti ou Koutiala, tandis que les attaques du Jnim se poursuivent et que les coupures d’électricité s’intensifient.
Les deux journalistes de l’ORTM enlevés mi-octobre par le Jnim réapparaissent dans une vidéo diffusée le 1er décembre. Leur état semble stable, mais le silence des autorités et la diffusion des images ravivent les inquiétudes.
Alors que le Mali subit depuis un mois et demi un embargo sur les importations de carburant imposé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à Al-Qaïda, les jihadistes franchissent un nouveau cap. Ce vendredi 17 octobre, ils ont édicté une série de règles destinées aux voyageurs, exigeant notamment le port du voile pour les femmes empruntant les routes maliennes.
Les habitants des deux cités stratégiquement situées à proximité des frontières avec le Sénégal et la Mauritanie craignent notamment que l'embargo annoncé par les jihadistes ne débouche sur une pénurie de denrées de première nécessité. Ils s'alarment également des conséquences que pourrait avoir un blocage des livraisons d'essence sur l'ensemble du secteur pétrolier malien.
Le village de Dianké, situé entre Léré et Niafunké, a été contraint à l’abandon après un ultimatum lancé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affilié à al-Qaïda. Le mardi 19 février au soir, les jihadistes ont ordonné aux habitants de partir sans donner d’explication, poussant la majorité d’entre eux à fuir vers des campements de fortune ou des villages voisins comme Diartou et Sambani.