À Nairobi, Stéphane Tiki défend une vision pragmatique du développement africain fondée sur l’intégration régionale, les infrastructures et l’investissement privé. Pour le vice-président du GPF, l’Afrique peut devenir une puissance énergétique intégrée à condition de renforcer la coopération économique entre États africains.
Pour Réné Awambeng, l’avenir énergétique de l’Afrique dépend désormais de sa capacité à financer elle-même ses infrastructures stratégiques. Entre manque de projets bancables, déficit de financements longs et ambitions panafricaines autour de la ZLECAF et de la Banque africaine de l’Énergie, le financement apparaît plus que jamais comme le véritable nerf de la souveraineté énergétique africaine.
Réunis à Brazzaville ce 22 janvier, les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale font face à une équation délicate : enrayer l’érosion rapide des réserves de change, contenir les déficits budgétaires et rassurer le Fonds monétaire international, sans ouvrir la porte à une dévaluation du franc CFA. Un sommet décisif, sur fond de crispations sociales et de marges de manœuvre de plus en plus étroites.
Un pas décisif vient d’être franchi dans la construction d’une souveraineté énergétique régionale en Afrique centrale. Le 2 juin dernier, un protocole d’accord tripartite a été signé à Malabo entre trois institutions clés du continent : l’Organisation africaine des producteurs de pétrole (APPO), représentée par son secrétaire général, Omar Farouk Ibrahim ; la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), conduite par son président de la Commission, Balthazar Engonga Edjo’o ; et le Central Africa Business Energy Forum (CABEF), emmené par sa présidente exécutive, Nathalie Lum.
Baltasar Engonga Edjo’o, récemment élu président de la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), n'a pas tardé à imprimer sa marque. Depuis son arrivée le 17 mars 2023, l'Équato-Guinéen a entamé une réforme audacieuse visant à renforcer l'intégration régionale et à redynamiser l'économie des pays membres de cette organisation sous-régionale. Cependant, la tâche s’annonce ardue, notamment en raison des polémiques qui ont éclaboussé son prédécesseur, le Gabonais Daniel Ona Ondo.