L’ancien maire de Dakar, Barthélémy Dias, a annoncé la création de son propre mouvement politique : « Sénégal Bi Ñu Bokk », ce qui signifie « Le Sénégal que nous partageons ». À travers cette nouvelle structure, il entend rassembler les citoyens désillusionnés par l’offre politique actuelle et proposer une alternative fondée sur le renouveau, l’unité nationale et la justice sociale.
Le climat politique à Dakar s'enflamme. Barthélémy Dias, déchu de son poste de maire par décision préfectorale le 13 décembre, entame une bataille judiciaire pour contester cette révocation. Accusé dans une affaire d’homicide, il rejette les accusations et dénonce une manœuvre politique visant à affaiblir sa gestion de la capitale sénégalaise. Ce lundi 16 décembre, il a déposé deux recours, affirmant son intention de rester en fonction jusqu’à ce que la justice tranche définitivement. Cette situation illustre une confrontation croissante entre les institutions locales et le pouvoir central au Sénégal.
Ce dimanche 17 novembre, les Sénégalais se rendent aux urnes pour des élections législatives anticipées, convoquées après la dissolution de l’Assemblée nationale en septembre dernier par le président Bassirou Diomaye Faye. Avec 165 sièges de députés en jeu, ce scrutin est crucial pour le gouvernement récemment installé, dirigé par le président Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko. L’objectif : obtenir une majorité qualifiée pour mettre en œuvre des réformes majeures, notamment la création d’un poste de vice-président, la réforme de la justice et la suppression d'institutions jugées coûteuses.