Au Tchad, le président du Conseil constitutionnel, Jean-Bernard Padaré, a longuement expliqué la décision de l’institution de rejeter les recours électoraux, dont celui d’Albert Pahimi Padacké. Ce dernier demandait l’annulation des votes dans cinq provinces, espérant ainsi atteindre la deuxième place du scrutin.
Nommé à la tête de l'État tchadien par le Conseil militaire de transition il y a trois ans, suite au décès de son père, Idriss Déby Itno, qui avait dirigé le pays pendant 31 ans, le général Mahamat Idriss Déby prépare sa campagne électorale en s'appuyant sur la coalition "Tchad uni". Cette coalition rassemble plus de 200 partis politiques, dont le MPS fondé par son père en 1990. L'opposition dénonce une préparation minutieuse visant à "le légitimer" lors du prochain scrutin.