Réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont annoncé, lundi 22 septembre, leur retrait « avec effet immédiat » du Statut de Rome et de la Cour pénale internationale. Les trois régimes militaires dénoncent une juridiction « instrumentalisée » par l’Occident et promettent de créer leur propre Cour pénale régionale.
En quittant la CEDEAO pour fonder l’Alliance des États du Sahel (AES), le Mali, le Burkina Faso et le Niger redessinent les équilibres régionaux. Derrière la volonté de souveraineté, une fragilité sécuritaire persistante et un isolement diplomatique croissant.
Le 28 avril 2025, le roi Mohamed VI a reçu au palais royal de Rabat les ministres des Affaires étrangères de l'Alliance des États du Sahel (AES) : Abdoulaye Diop du Mali, Bakary Yaou Sangaré du Niger, et Karamoko Jean-Marie Traoré du Burkina Faso. Lors de cette rencontre, aucune annonce majeure n’a été faite, mais un communiqué officiel marocain a souligné que les ministres de l’AES avaient réaffirmé leur soutien au projet marocain visant à offrir aux trois pays enclavés un accès direct à l'Atlantique.