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samedi, octobre 17, 2026

Sénégal : l’opposant Ousmane Sonko sera certainement écarté de la course à la présidentielle de 2024

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Aïssatou Faye-Johnson
Aïssatou Faye-Johnson
Correspondante au Sénégal

Le principal adversaire du président Macky Sall dénonce un « complot ». Il a été condamné en appel à six mois de prison avec sursis, lundi 8 mai, pour diffamation.

Dans la soirée du lundi 8 mai, des affrontements entre manifestants et policiers ont éclaté à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar et dans les quartiers populaires de la capitale sénégalaise.

Les protestataires signifiaient leur mécontentement après la condamnation en appel d’Ousmane Sonko à six mois de prison avec sursis et 200 millions de francs CFA (environ 300 000 euros) d’amende pour diffamation et injure publique à l’encontre du ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang. Une peine qui pourrait rendre le principal opposant au président Macky Sall inéligible pour la présidentielle de février 2024, si la condamnation devenait définitive. Ousmane Sonko peut encore se pourvoir en cassation. En première instance, en mars, il avait écopé d’une peine de deux mois de prison avec sursis et 200 millions de francs CFA (300 000 euros) de dommages et intérêts. En appel, le montant n’a pas changé mais la durée de la peine, elle, a été rallongée. Or, ces quatre mois supplémentaires changent la donne.

Appel à la « désobéissance civique »

Ce dernier n’était pas présent lundi au tribunal. Il avait annoncé la veille sur les réseaux sociaux sa décision de « ne plus collaborer avec la justice » et déclaré qu’il ne répondrait plus aux convocations des juges sans garantie pour sa sécurité. Ses avocats étaient également absents lors de l’audience et disent vouloir se concerter avant de réagir à cette décision de justice.

Candidat à l’élection présidentielle de 2024, Ousmane Sonko dénonce un complot pour l’écarter de la scène politique et appelle à la « désobéissance civique contre la justice ». L’homme politique est aussi accusé de viols dans un autre procès, dont la première audience doit se tenir le 16 mai. Une manifestation est déjà prévue vendredi par la plate-forme « des forces vives de la nation » F24, en particulier pour s’opposer à un troisième mandat présidentiel de Macky Sall, mais aussi pour dénoncer « l’instrumentalisation de la justice pour éliminer des candidats ».

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