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samedi, octobre 17, 2026

Moyen-Orient : Donald Trump menace l’Iran d’une riposte sévère après de nouveaux tirs contre des bases américaines

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Priscilla Wolmer
Priscilla Wolmerhttp://www.54etats.com
FONDATRICE ET DIRECTRICE DU MÉDIA 54 ÉTATS

La tension remonte brutalement entre Washington et Téhéran. Après une attaque américaine menée sur l’île iranienne de Larak, l’Iran affirme avoir visé plusieurs installations militaires utilisées par les États-Unis en Jordanie. Donald Trump promet désormais une réponse musclée, faisant craindre une nouvelle escalade après plusieurs semaines d’accalmie.

Le face-à-face entre les États-Unis et l’Iran connaît un nouvel épisode de tension au Moyen-Orient. Lundi 31 août, le président américain Donald Trump a annoncé que Washington entendait répondre avec fermeté aux tirs iraniens dirigés contre des positions militaires américaines dans la région.

Selon des propos rapportés par Fox News, le chef de la Maison-Blanche a assuré que les États-Unis allaient riposter après les attaques menées par Téhéran. Cette menace intervient alors que les deux pays ont repris leurs opérations militaires après environ un mois d’accalmie.

Larak au cœur de la nouvelle confrontation

Cette nouvelle séquence a débuté dimanche 30 août avec une opération militaire américaine sur l’île iranienne de Larak, située dans le détroit stratégique d’Ormuz.

Selon un responsable américain, les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens. Il s’agissait des premières frappes américaines connues sur le territoire iranien depuis la fin du mois de juillet.

L’agence semi-officielle iranienne Tasnim a fait état d’au moins trois morts, ainsi que de plusieurs blessés parmi les militaires et les civils.

Washington présente cette opération comme une action ciblée visant des capacités iraniennes susceptibles de menacer les navires commerciaux empruntant le détroit d’Ormuz. Cette voie maritime reste l’un des principaux points de tension du conflit en raison de son importance stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures.

L’Iran frappe en Jordanie

Téhéran affirme avoir répondu à l’attaque américaine en visant des installations militaires utilisées par les États-Unis en Jordanie.

Les Gardiens de la Révolution ont indiqué avoir ciblé, à l’aide de missiles balistiques et de drones, des installations techniques et de maintenance ainsi que des positions liées à des appareils militaires américains.

L’armée jordanienne a pour sa part annoncé avoir intercepté et détruit huit missiles ayant pénétré dans son espace aérien, sans préciser leur origine.

Selon Tasnim, les bases aériennes du roi Hussein et d’Al Azraq, qui accueillent des forces américaines, faisaient partie des cibles iraniennes. Le média iranien affirme que des dégâts importants ont été occasionnés, une affirmation qui n’est pas détaillée davantage dans les éléments disponibles.

Washington promet de répondre

Donald Trump a immédiatement durci le ton.

Le président américain a assuré qu’une nouvelle riposte aurait lieu, laissant entendre que Washington n’entendait pas laisser les frappes iraniennes sans réponse.

Du côté iranien, une source de haut rang citée par Reuters a toutefois décrit cette reprise des hostilités comme un « affrontement limité et maîtrisé », tout en prévenant que Téhéran répondrait vigoureusement à toute nouvelle attaque américaine.

La diplomatie iranienne affirme de son côté que les opérations menées contre les positions américaines relèvent de la légitime défense, en réponse à ce qu’elle qualifie d’agression américaine contre l’île de Larak.

Téhéran affiche aussi sa volonté d’éviter une guerre prolongée

Malgré cette nouvelle confrontation militaire, les autorités iraniennes continuent parallèlement d’évoquer une issue diplomatique.

Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré lundi que la poursuite de la guerre avec les États-Unis n’était ni dans l’intérêt de son pays ni dans celui de la région.

Il a plaidé pour la recherche d’un accord et pour la reprise du dialogue afin d’éviter une extension du conflit et de l’instabilité régionale.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, estime pour sa part que Washington doit revenir au respect du mémorandum négocié précédemment sous médiation pakistanaise pour permettre une sortie de crise.

Le détroit d’Ormuz reste au centre des tensions

La reprise des frappes intervient dans un contexte particulièrement sensible autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole et de gaz.

Selon les données citées dans le document, le trafic maritime y reste extrêmement réduit : environ cinq navires par jour l’ont emprunté au cours du week-end concerné, contre 130 à 140 navires quotidiennement avant le déclenchement du conflit.

La reprise des opérations militaires entre Washington et Téhéran ravive ainsi les inquiétudes sur une possible extension du conflit au Moyen-Orient, avec des conséquences potentielles bien au-delà de la région, notamment sur la sécurité maritime et les marchés énergétiques mondiaux.

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