Le gouvernement congolais entre dans une nouvelle phase. Devant le Parlement, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso a présenté sa déclaration de politique générale, détaillant les vingt missions qui structureront l’action gouvernementale au cours des cinq prochaines années. Un programme qui s’inscrit dans la continuité du projet de société du président Denis Sassou-Nguesso, réélu pour un nouveau mandat en mars dernier.
« Le présent mandat, c’est le temps des missions. Il faut bâtir, livrer et changer le quotidien des Congolais », a déclaré le chef du gouvernement, donnant le ton d’une feuille de route axée sur les résultats, l’exécution des projets publics et la transformation économique du pays.
La mobilisation des ressources au cœur de la stratégie gouvernementale
Parmi les priorités affichées, la mobilisation de ressources financières additionnelles constitue la première mission assignée au gouvernement. Pour y parvenir, l’exécutif mise notamment sur une profonde réforme fiscale reposant sur la simplification du système, la digitalisation du recouvrement et un renforcement de l’équité contributive.
L’objectif est ambitieux : porter les recettes publiques à 5 000 milliards de FCFA par an à moyen terme, afin de renforcer les capacités d’investissement de l’État et soutenir les grands projets de développement.
Cette orientation intervient alors que le Congo poursuit ses efforts de consolidation budgétaire dans un contexte marqué par la volatilité des marchés des matières premières et la nécessité de diversifier davantage son économie.
Un nouveau programme avec le FMI en ligne de mire
Le Premier ministre a également confirmé la volonté du gouvernement de conclure un nouveau programme avec le Fonds monétaire international. Cette démarche vise à renforcer la stabilité macroéconomique du pays tout en soutenant les réformes engagées dans les domaines des finances publiques, de la gouvernance et du climat des affaires.
La lutte contre la corruption figure également parmi les axes majeurs du programme gouvernemental, aux côtés du renforcement de la transparence dans la gestion des ressources publiques.
Santé, services publics et amélioration du quotidien
Au-delà des questions économiques, le gouvernement entend accélérer la modernisation des services publics et améliorer l’accès aux services essentiels. Le renforcement du système de santé a été présenté comme l’un des chantiers prioritaires du quinquennat, avec l’ambition de bâtir un modèle plus performant et plus accessible.
L’ensemble des vingt missions vise à répondre aux défis structurels du pays tout en créant les conditions d’une croissance plus inclusive et d’une amélioration tangible des conditions de vie des populations.
L’opposition attend des résultats
Du côté de l’opposition, les premières réactions témoignent d’une certaine prudence. Pour Jérémy Lissouba, le véritable enjeu résidera dans la capacité du gouvernement à transformer ces engagements en réalisations concrètes.
Si la feuille de route est ambitieuse, sa réussite dépendra désormais de l’exécution des réformes annoncées, de la mobilisation effective des financements et de la capacité de l’État à produire des résultats visibles pour les Congolais.
Une nouvelle étape pour le Congo
À travers ces vingt missions, l’exécutif congolais affiche sa volonté d’accélérer la transformation économique et sociale du pays. Entre réformes structurelles, mobilisation des ressources, amélioration de la gouvernance et modernisation des services publics, le gouvernement joue désormais sa crédibilité sur sa capacité à traduire cette vision en résultats mesurables d’ici 2031.


