Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a été réélu samedi soir à l’unanimité à la présidence du Pastef lors du congrès du parti organisé à Dakar.
Les 589 délégués présents ont accordé 589 voix à celui qui dirige la formation politique depuis sa création en 2014, lui renouvelant ainsi leur confiance pour un mandat de six ans. Cette réélection confirme la volonté du Pastef de faire d’Ousmane Sonko son candidat naturel à l’élection présidentielle de 2029.
Cette désignation intervient dans un contexte de rupture politique désormais assumée entre Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye. Plusieurs responsables du parti ont affirmé que les divergences entre les deux hommes étaient devenues irréconciliables, marquant la fin de l’alliance politique qui avait permis leur victoire historique en 2024.
Le congrès n’a toutefois pas officiellement statué sur l’exclusion du chef de l’État ni sur le sort des anciens ministres issus du Pastef ayant choisi de rester au sein du gouvernement malgré les consignes du parti. Pour de nombreux cadres, ces responsables se seraient eux-mêmes placés en dehors de la ligne politique du mouvement.
La réélection d’Ousmane Sonko ouvre ainsi une nouvelle séquence politique au Sénégal. Alors que le Pastef entend désormais se repositionner comme une force d’opposition face au pouvoir en place, le parti prépare déjà l’échéance présidentielle de 2029 avec un objectif clairement affiché : porter son leader historique à la magistrature suprême.


