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lundi, avril 13, 2026

Guerre au Moyen-Orient : l’Iran affirme que les « navires non hostiles » peuvent emprunter le détroit d’Ormuz

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Priscilla Wolmer
Priscilla Wolmerhttp://www.54etats.com
FONDATRICE ET DIRECTRICE DU MÉDIA 54 ÉTATS

Alors que la guerre au Moyen-Orient continue de faire peser une forte tension sur les marchés énergétiques, l’Iran affirme que les « navires non hostiles » peuvent désormais emprunter le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial.

Téhéran a indiqué aux instances maritimes internationales que les navires considérés comme « non hostiles » peuvent traverser le détroit d’Ormuz, à condition de respecter les consignes de sécurité et de se coordonner avec les autorités iraniennes.

Selon les autorités iraniennes, cette mesure vise à permettre la reprise partielle du trafic maritime tout en maintenant un contrôle strict sur l’une des routes énergétiques les plus sensibles de la planète.

En revanche, les navires appartenant à des pays que l’Iran considère comme impliqués dans les attaques menées contre lui, notamment les États-Unis ou Israël, ne sont pas concernés par cette autorisation.

Une artère vitale pour l’économie mondiale

Situé entre l’Iran et Oman, le détroit d’Ormuz constitue l’un des passages maritimes les plus stratégiques au monde. En temps normal, près de 20 % du pétrole consommé dans le monde y transite chaque jour, ainsi qu’une part importante du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.

Toute perturbation de cette voie maritime a donc des répercussions immédiates sur les marchés de l’énergie et sur les prix du pétrole.

Depuis le début des tensions militaires dans la région, le trafic maritime dans la zone a fortement ralenti. Plusieurs armateurs et compagnies pétrolières ont réduit leurs passages dans le détroit, craignant des attaques contre les navires ou une escalade militaire.

Un signal dans un contexte de fortes tensions

L’annonce de Téhéran intervient alors que la guerre au Moyen-Orient continue d’alimenter l’inquiétude des marchés internationaux.

En permettant le passage de certains navires, l’Iran semble vouloir envoyer un signal : éviter un blocage total du commerce maritime tout en conservant un levier stratégique majeur dans le rapport de force régional.

Le détroit d’Ormuz reste ainsi l’un des points de tension les plus sensibles du conflit. Toute perturbation durable de cette route maritime pourrait provoquer une nouvelle flambée des prix du pétrole et accentuer l’instabilité économique mondiale.

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