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samedi, janvier 24, 2026

RDC : des hauts gradés de l’armée inculpés pour complot et transférés à la prison militaire de Ndolo

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En République démocratique du Congo, une vaste procédure judiciaire visant plusieurs officiers supérieurs de l’armée entre dans une phase décisive. Accusés de complot contre les institutions et de trahison, ces hauts gradés ont été transférés à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa. Les autorités évoquent une tentative de déstabilisation de l’État au sommet de l’appareil sécuritaire.

Des accusations d’une gravité exceptionnelle

La justice militaire congolaise a officiellement mis en accusation plusieurs officiers généraux et supérieurs arrêtés depuis plusieurs mois. Les chefs d’inculpation sont lourds : association de malfaiteurs, complot contre le chef de l’État, tentative d’assassinat et trahison, notamment pour des contacts présumés avec une puissance étrangère.

Selon des sources sécuritaires, ces faits relèveraient d’un projet structuré de déstabilisation des institutions congolaises, à un moment où le pouvoir cherche à resserrer le contrôle sur l’appareil militaire.

Des profils issus du premier cercle du pouvoir

Parmi les officiers concernés figurent plusieurs noms de premier plan, autrefois au cœur du dispositif sécuritaire présidentiel. C’est notamment le cas du général Franck Ntumba, ancien chef de la Maison militaire de la présidence, une structure directement rattachée au chef de l’État.

Sont également cités le général Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo, qui occupait encore les fonctions de conseiller militaire du président Félix Tshisekedi au moment de son arrestation, ainsi que le général Christian Ndaywel Okura, ex-patron des renseignements militaires, récemment nommé chef d’état-major de la force terrestre.

Le fait que plusieurs mis en cause aient été réputés proches du chef de l’État alimente les spéculations sur l’ampleur et la sensibilité du dossier.

Une vague d’arrestations sans précédent

Au total, 11 officiers généraux et 14 officiers supérieurs seraient concernés par cette procédure, selon des sources concordantes. La majorité d’entre eux sont poursuivis pour trahison et complot contre l’État, des qualifications pénales parmi les plus sévères prévues par le droit militaire congolais.

Pour les autorités, cette opération s’inscrit dans une logique de prévention des risques sécuritaires internes et de consolidation de la chaîne de commandement au sein de l’armée.

La justice militaire passe à la vitesse supérieure

Après plusieurs mois d’enquête et d’interrogatoires, la procédure judiciaire s’accélère nettement. La phase pré-juridictionnelle est désormais close. Les officiers incriminés ont été transférés à la prison militaire de Ndolo, où ils ont été placés sous mandat d’arrêt provisoire.

Selon une source judiciaire, les audiences devraient s’ouvrir prochainement : certains accusés pourraient comparaître devant les juridictions militaires dans les semaines à venir. Un signal fort envoyé par le pouvoir, alors que la RDC reste confrontée à de multiples défis sécuritaires internes et régionaux.

Un dossier à fort impact politique

Au-delà de l’aspect judiciaire, cette affaire met en lumière les tensions persistantes au sein de l’appareil sécuritaire congolais. Elle pose aussi la question de la loyauté des élites militaires et de la capacité de l’État à prévenir toute tentative de fragmentation du pouvoir.

Les prochains procès seront scrutés de près, tant par l’opinion publique congolaise que par les partenaires internationaux de Kinshasa.

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