La Cour pénale internationale (CPI) a condamné Ali Kushayb, ex-chef de milice janjawid, à 20 ans de prison pour crimes contre l’humanité commis au Darfour entre 2003 et 2004.
Figure centrale de la violence orchestrée contre les populations massalit, four et zaghawa, Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman — dit Ali Kushayb — est reconnu coupable de meurtres, persécutions, viols, pillages et déplacements forcés.
C’est l’un des verdicts les plus emblématiques depuis l’ouverture du dossier Darfour en 2005, tant l’homme incarnait l’appareil de terreur mis en place par les janjawid, bras armé du régime d’Omar el-Béchir.
Un verdict symbolique dans un pays en plein chaos
Au moment où le Soudan est ravagé par une guerre entre l’armée et les Forces de soutien rapide (FSR), cette condamnation rappelle la nécessité de rendre justice aux victimes. La CPI souligne que les crimes jugés sont « d’une extrême gravité » et que la responsabilité de Kushayb était « directe et personnelle ».
Un premier jugement, dans l’attente d’autres dossiers clés
Le dossier Darfour comprend encore plusieurs mandats de la CPI, dont celui visant l’ancien président Omar el-Béchir, accusé de génocide.
La condamnation de Kushayb marque un tournant : c’est le premier dirigeant de milice du Darfour jugé et condamné par la CPI.

