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samedi, janvier 24, 2026

Soudan : le général al-Burhan appelle Washington à intensifier ses efforts pour mettre fin à la guerre

Dans une tribune adressée au Wall Street Journal, le chef de l’armée soudanaise remercie les États-Unis et l’Arabie saoudite pour leur médiation, mais rejette la trêve proposée. Pendant ce temps, les combats se poursuivent sur le terrain.

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Le général Abdel Fattah al-Burhan, chef de l’armée soudanaise, a exhorté les États-Unis à renforcer leur engagement pour mettre fin au conflit qui ravage son pays depuis plus d’un an et demi. Dans une tribune publiée cette semaine dans le Wall Street Journal, il remercie Washington et Riyad pour leurs efforts diplomatiques et se dit prêt à dialoguer avec eux. « Le peuple soudanais se tourne désormais vers Washington pour la prochaine étape », affirme-t-il.

La semaine dernière, le président américain Donald Trump annonçait en effet vouloir s’impliquer personnellement dans le dossier soudanais, à la demande du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Une prise de position saluée par al-Burhan, qui y voit une occasion de relancer une médiation enlisée.

Trêve refusée et blocage diplomatique

Pourtant, malgré cette ouverture, aucune avancée concrète n’a été observée. La trêve proposée par le « Quad » — États-Unis, Arabie saoudite, Émirats arabes unis et Égypte — n’a été acceptée par aucun des deux camps.

Al-Burhan rejette cette proposition, qu’il juge « partiale » en raison de la présence des Émirats dans le groupe de médiation. Khartoum accuse depuis des mois Abou Dhabi de soutenir les Forces de soutien rapide (FSR) du général Mohamed Hamdan Dagalo, dit Hemedti.

De son côté, Hemedti s’est déclaré favorable à une trêve humanitaire de trois mois, tout en maintenant son offensive militaire. Son mouvement continue de consolider sa présence dans plusieurs grandes villes, accentuant la pression sur l’armée régulière.

Une guerre qui s’intensifie

Sur le terrain, les combats demeurent violents et se poursuivent sans relâche. Les lignes de front restent mouvantes, tandis que les deux camps s’accusent mutuellement d’attaques visant des civils.

Mardi 25 novembre, Massad Boulos, l’émissaire du président américain pour l’Afrique, a appelé les deux généraux à accepter une cessation immédiate des hostilités, « sans conditions préalables ». Un appel resté sans réponse.

Alors que la crise humanitaire atteint un niveau qualifié de « pire au monde » par l’ONU, la fenêtre diplomatique semble se refermer. Pour l’heure, ni al-Burhan ni Hemedti ne montrent de signes d’un véritable compromis — laissant le pays s’enfoncer dans une guerre qui semble loin de son dénouement.

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