Aimé Boji Sangara, 57 ans, succède officiellement à Vital Kamerhe à la présidence de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo. Deux mois après la démission de son mentor, l’ancien ministre a retrouvé son siège de député avant d’être élu, dans la nuit du 13 novembre, président de la chambre basse. Un vote largement acquis d’avance.
Une élection sans suspense
Jeudi 13 novembre, en fin de journée, des militants de l’Union sacrée de la nation ont escorté Aimé Boji jusqu’à l’hémicycle, signe visible d’un consensus déjà scellé au sein de la majorité. Peu avant minuit, le verdict du scrutin a confirmé l’évidence : 413 voix sur 423 votants pour le candidat unique.
Un technocrate rompu aux rouages du pouvoir
Originaire du Sud-Kivu, Aimé Boji est une figure familière de la classe politique congolaise. Diplômé en relations internationales et en économie du développement, il a façonné sa carrière aux côtés de Vital Kamerhe au sein de l’Union pour la nation congolaise (UNC), dont il est un cadre historique.
Son parcours gouvernemental est marqué par une progression constante :
• Ministre du Commerce extérieur en 2016
• Ministre du Budget à partir de 2021
• Ministre de l’Industrie depuis août dernier
Un profil loyaliste, de plus en plus proche de Tshisekedi
Ses reconductions répétées au gouvernement, parfois en dehors des choix de son parti ou de l’influence directe de Kamerhe, ont alimenté les interrogations. Pour une partie de l’opinion, Aimé Boji est devenu un technocrate loyal au président Félix Tshisekedi, davantage qu’un pur produit de l’UNC. Cette perception n’a toutefois pas empêché son élection, qui confirme son ancrage au sommet des institutions.


