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jeudi, décembre 11, 2025

Reconnaissance de l’État de Palestine : Emmanuel Macron joue l’Histoire à New York

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Isaga Anne
Isaga Anne
Journaliste Reporter d'Images

Le 22 septembre, Emmanuel Macron prononcera à l’ONU l’un des discours les plus marquants de son quinquennat. Le président français va reconnaître officiellement l’État de Palestine, lors d’une conférence coorganisée avec l’Arabie saoudite sur la solution à deux États. Un geste historique, hautement symbolique mais aussi risqué, dans un contexte de tensions régionales et internationales.

Avant de prendre la parole à la tribune, le chef de l’État rencontrera des représentants des sociétés civiles israélienne et palestinienne. Une séquence conçue comme un signal d’équilibre, avant l’annonce attendue : la reconnaissance par la France de la Palestine comme État souverain.

Cette décision, Emmanuel Macron la mûrit depuis plusieurs mois. C’est au retour d’un déplacement en Égypte, en avril dernier, marqué par le blocus de Gaza et la détresse humanitaire des civils, qu’il avait décidé de franchir le pas. À l’époque, l’opposition dénonçait une initiative isolée. À New York, le président entend montrer l’inverse : il sera entouré d’une dizaine d’États, dont plusieurs membres du G7, afin de démontrer que la communauté internationale veut relancer la perspective des deux États.

Le processus mené par Paris et Riyad prévoit l’exclusion du Hamas de toute future gouvernance palestinienne, l’organisation d’élections et la préparation du « jour d’après » à Gaza, une fois un cessez-le-feu et la libération des otages israéliens obtenus.

En choisissant ce moment, Emmanuel Macron espère inscrire son nom dans l’Histoire. Mais il engage aussi la France dans une diplomatie à haut risque, sur un terrain où chaque mot pèsera lourd.

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