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mardi, mai 19, 2026

RDC : Joseph Kabila brise le silence après la réquisition de la peine de mort contre lui

Accusé de complicité avec le M23 et poursuivi pour trahison, crimes de guerre et complot, l’ancien président réagit et interpelle l’international.

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Le 22 août, la Haute Cour militaire de Kinshasa a requis la peine de mort contre l’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, jugé par contumace pour des accusations particulièrement lourdes : trahison, organisation d’un mouvement insurrectionnel, complot, crimes de guerre et apologie de crimes.

Les magistrats militaires l’accusent d’avoir joué un rôle clé dans la création de l’Alliance fleuve Congo (AFC), considérée comme la branche politique du groupe armé M23, soutenu par le Rwanda. Selon l’acte d’accusation, l’ancien chef de l’État aurait apporté son concours à une rébellion responsable de multiples exactions dans l’est du pays, dont des massacres et des violences sexuelles.

Le réquisitoire prévoit la peine capitale pour trahison, crimes de guerre et insurrection, ainsi que des peines allant de 15 à 20 ans de prison pour complot et apologie de crimes. La procédure intervient dans un contexte marqué par la levée, l’an dernier, du moratoire qui gelait depuis 2003 l’application de la peine de mort en RDC.

Cette décision judiciaire intervient alors que l’est du pays demeure en proie à des violences persistantes, avec la progression du M23 qui contrôle aujourd’hui plusieurs villes stratégiques, dont Goma et Bukavu.

Âgé de 53 ans, Joseph Kabila s’était retiré de la vie publique à la fin de son mandat en 2019. Résidant à l’étranger depuis 2023, il avait néanmoins effectué une apparition remarquée l’an dernier à Goma, au cœur d’une zone sous contrôle du M23.

Dans un texte diffusé à la suite du réquisitoire, l’ancien président dénonce un procès politique orchestré par son successeur, Félix Tshisekedi. Il accuse l’actuel chef de l’État de chercher à détourner l’attention des difficultés du pays et interpelle la communauté internationale sur ce qu’il considère comme une « violation flagrante de ses droits ».

Ses partisans, notamment au sein du PPRD, dénoncent une instrumentalisation de la justice et l’absence de conditions pour un procès équitable. En parallèle, plusieurs provinces de l’est se sont constituées parties civiles, réclamant réparation pour les crimes et les destructions subies depuis des années.

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