À un peu plus de six mois de l’élection présidentielle prévue en mars 2026, les autorités congolaises ont lancé ce lundi 1er septembre l’opération de révision des listes électorales. L’exercice, qui s’étend sur deux mois, constitue une étape clé pour garantir la transparence du futur scrutin.
Dans plusieurs arrondissements de Brazzaville, des banderoles annonçant l’opération ont été installées afin d’informer la population. Si, à Bacongo, les tableaux prévus pour afficher les listes restaient encore vides à la mi-journée, les agents présents ont rappelé l’importance de cette révision. « Chacun doit vérifier que son nom figure sur les listes pour pouvoir voter. C’est une condition essentielle », souligne l’un d’entre eux.
À Makélékélé, premier arrondissement de la capitale, les listes étaient déjà disponibles dès le lancement. Le maire Laurent Edgard Bassoukissa, en charge de la commission locale, explique avoir mobilisé les chefs de quartier pour informer les habitants : « Nous avons diffusé le message par mégaphone et à travers des crieurs publics afin que personne ne soit pris de court », précise-t-il.
Pour de nombreux électeurs, cette révision est perçue comme une démarche indispensable. « C’est un état des lieux salutaire qui permet de retirer les noms des personnes décédées et de préparer un scrutin plus crédible », estime Dieu-Merci, un habitant de Brazzaville.
Lors de la dernière présidentielle, en 2021, le corps électoral congolais comptait plus de 2,6 millions d’inscrits. Les citoyens ont désormais jusqu’au 30 octobre pour vérifier leur inscription et signaler toute anomalie. Cette opération devrait contribuer à renforcer la confiance dans le processus électoral à l’approche du rendez-vous de 2026.

