La majorité présidentielle béninoise a levé toute ambiguïté sur la succession du chef de l’État. Ce week-end, Romuald Wadagni, ministre d’État chargé des Finances et de la Coopération, a été désigné candidat unique de la coalition formée par l’Union progressiste pour le renouveau démocratique (UPR) et le Bloc Républicain (BR), pour le scrutin présidentiel du 12 avril 2026.
La confirmation du départ de Patrice Talon
Cette annonce met définitivement fin aux spéculations : le président Patrice Talon ne briguera pas un troisième mandat. Comme il s’y était engagé, il respecte la limitation constitutionnelle et perpétue ainsi une tradition démocratique saluée dans le pays. Les concertations menées entre les partis de la majorité et le président sortant ont abouti à un choix unanime en faveur de Wadagni.
Un technocrate au parcours solide
Âgé de 49 ans, Romuald Wadagni est considéré comme l’un des principaux artisans des réformes économiques du gouvernement depuis 2016. Ministre de l’Économie et des Finances avant d’être promu ministre d’État avec le portefeuille supplémentaire de la Coopération, il a toujours bénéficié de la confiance du chef de l’État.
Diplômé de Harvard Business School et de l’Université de Grenoble, il incarne le profil d’un technocrate moderne, apprécié pour sa rigueur et sa vision économique.
Un soutien unanime au sein de la majorité
« C’est à l’unanimité que nous l’avons choisi », a affirmé Abdoulaye Bio Tchané, président du Bloc Républicain et ministre d’État. Joseph Djogbénou, président de l’UPR, a renchéri : « Il est le candidat de chacun de nous. » Cette désignation met fin à plusieurs mois de spéculations autour de la succession de Patrice Talon.
La suite du processus électoral
Le nom de la colistière de Romuald Wadagni devrait être annoncé dans les prochaines quarante-huit heures. La Commission électorale nationale autonome (Céna) a, quant à elle, fixé la période du 10 au 14 octobre pour l’enregistrement officiel des candidatures.
Avec cette candidature, la majorité présidentielle entend poursuivre la dynamique de réformes engagée depuis 2016, tout en ouvrant une nouvelle page de la vie politique béninoise.


