Une rencontre décisive est prévue ce dimanche 27 juillet entre le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. À seulement cinq jours de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane, les tensions restent vives entre Washington et Bruxelles.
Les négociations, déjà entamées la veille au soir entre représentants américains et européens, se sont poursuivies tard dans la nuit. Plusieurs sources évoquent des échanges particulièrement tendus sur des points de désaccords persistants. Malgré cela, Donald Trump a déclaré qu’il existait, selon lui, une chance sur deux d’aboutir à un accord-cadre entre les États-Unis et les 27 pays de l’Union européenne. Il affirme que Bruxelles souhaite « vraiment conclure un accord ».
S’il se concrétise, cet accord pourrait devenir le plus vaste traité commercial de l’administration Trump, dépassant celui signé récemment avec le Japon. Pour l’heure, la Maison Blanche n’a fourni aucun détail officiel sur le contenu de la rencontre ni sur les modalités d’un éventuel accord.
Une surtaxe douanière à 15 % envisagée
Des informations préliminaires font état d’une possible surtaxe douanière de 15 % visant certaines exportations européennes vers les États-Unis. Toutefois, côté européen, la prudence reste de mise. Le caractère imprévisible du président américain laisse planer le doute sur une ratification finale, susceptible d’être remise en cause à la dernière minute.
En anticipation, l’Union européenne renforce sa position. Une nouvelle liste de produits américains pouvant faire l’objet de représailles tarifaires a été validée le jeudi 24 juillet. Bruxelles envisage également des sanctions spécifiques visant des entreprises technologiques américaines. Ces mesures pourraient entrer en vigueur dès le 7 août.
Escalade verbale et pression politique
Donald Trump ne cesse de hausser le ton dans cette confrontation commerciale. Il affirme que près d’une vingtaine de points restent en discussion, tout en qualifiant les pourparlers d’étape vers « le plus gros accord commercial jamais conclu par les États-Unis ».
En parallèle de ces négociations, le président américain a multiplié les critiques contre l’Europe lors d’un déplacement en Écosse. Il a notamment fustigé la politique migratoire européenne, évoquant une « invasion » menaçant l’existence même du continent. Fidèle à ses positions climatosceptiques, il s’en est également pris au développement de l’énergie éolienne, qu’il juge « laide et nuisible ».


