Le président de la République Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi 24 juillet, via son compte X, que la France reconnaîtra officiellement l’État de Palestine en septembre prochain, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies. Elle deviendra ainsi la première puissance du G7 à franchir ce pas historique.
« L’urgence est aujourd’hui que cesse la guerre à Gaza et que la population civile soit secourue. La paix est possible », a déclaré le chef de l’État. Cette reconnaissance s’inscrit dans une initiative diplomatique plus large visant à redonner un élan concret à la paix au Proche-Orient.
Dans une lettre adressée au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, Emmanuel Macron précise que cette décision vise à « apporter une contribution décisive à la paix au Proche-Orient » et à « mobiliser tous ceux de [ses] partenaires internationaux qui souhaitent y prendre part ».
Une conférence internationale pour relancer la diplomatie
La France coprésidera, aux côtés de l’Arabie saoudite, une conférence internationale au niveau des chefs d’État et de gouvernement. Objectif : relancer la solution dite « à deux États », israélien et palestinien. Initialement prévue en juin, la conférence avait été reportée en raison des tensions croissantes entre Israël et l’Iran. Une réunion ministérielle préparatoire est prévue les 28 et 29 juillet à New York.
Réaffirmant son attachement à un cessez-le-feu immédiat, le président français a insisté sur la nécessité de construire un État palestinien viable, démilitarisé et reconnu par l’ensemble de la communauté internationale :
« Il faut enfin bâtir l’État de Palestine, assurer sa viabilité, et permettre qu’en acceptant sa démilitarisation et en reconnaissant pleinement Israël, il participe à la sécurité de tous au Proche-Orient. »
Face à la dégradation alarmante de la situation humanitaire à Gaza, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé la tenue, ce vendredi 25 juillet, d’un entretien d’urgence avec ses homologues français et allemand. Cette réunion tripartite, réunissant les membres du groupe E3 (France, Allemagne, Royaume-Uni), vise à coordonner une réponse rapide pour mettre fin aux violences et acheminer l’aide humanitaire.
« Je tiendrai demain un appel d’urgence avec nos partenaires de l’E3, au cours duquel nous discuterons des mesures immédiates à prendre pour mettre un terme aux massacres et fournir à la population l’aide alimentaire dont elle a cruellement besoin », a déclaré Keir Starmer dans un communiqué publié jeudi.
Le chef du gouvernement britannique a tiré la sonnette d’alarme : « La situation à Gaza a franchi un seuil critique et continue de se détériorer. Nous faisons face à une véritable catastrophe humanitaire. »
Pressions sur Israël
Alors que la communauté internationale intensifie ses appels à un changement de cap, Keir Starmer a souligné que Paris, Londres et Berlin s’accordaient sur l’urgence d’une action concrète. « Israël doit permettre l’entrée immédiate de l’aide humanitaire à Gaza », a-t-il insisté.
Le Premier ministre britannique a également réaffirmé son engagement en faveur d’une paix durable fondée sur le droit international. « L’existence d’un État palestinien est un droit inaliénable du peuple palestinien. Un cessez-le-feu à Gaza nous ouvrira la voie vers la reconnaissance d’un État palestinien et une solution à deux États, seule issue permettant de garantir la paix et la sécurité aux Palestiniens comme aux Israéliens. »


