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jeudi, août 13, 2026

RDC : Kinshasa renforce la pression contre Joseph Kabila et son entourage politique

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Le gouvernement congolais intensifie ses mesures à l’encontre de l’ancien président Joseph Kabila et de plusieurs de ses proches. Après la suspension du PPRD, des procédures ciblant leurs avoirs et leur liberté de circulation sont en cours, dans un climat politique sous haute tension.

En République démocratique du Congo, la tension monte d’un cran entre les autorités en place et l’entourage de l’ancien président Joseph Kabila. Le gouvernement vient d’acter la suspension officielle des activités du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) sur l’ensemble du territoire national, via plusieurs arrêtés ministériels.

Ces décisions s’inscrivent dans un dispositif plus large. Des sources gouvernementales indiquent que des procédures judiciaires sont en préparation, visant à saisir des biens et comptes bancaires de plusieurs personnalités politiques proches de l’ancien chef de l’État. Le parquet compétent devra se prononcer sous quinze jours sur ces différents dossiers.

« Kabila reste tenu à des obligations en tant qu’ancien président. Il a quitté le pays sans autorisation et est revenu de la même manière », confie un haut responsable sécuritaire congolais, qui ajoute que d’autres personnalités politiques seraient également dans le viseur des services de sécurité, notamment pour leurs liens supposés avec des groupes actifs dans l’est du pays.

Le ministre de la Justice a confirmé que des procès seront engagés prochainement et que des mesures conservatoires ont été prises pour empêcher les déplacements à l’étranger des personnes concernées.

En parallèle, à Doha, où les négociations se poursuivent entre le gouvernement congolais et le mouvement armé AFC/M23 sous médiation qatarie et américaine, la situation reste tendue. Les médiateurs internationaux ont invité les parties à poser des gestes d’apaisement. Kinshasa a ainsi libéré plusieurs détenus, sans toutefois que leurs noms ne soient confirmés comme figurant sur la liste demandée par l’AFC/M23.

Autre point de blocage : l’usage, par la partie congolaise, du terme « groupe terroriste » pour désigner l’AFC/M23, un qualificatif qui complique les discussions et suscite des divergences entre les délégations.

Enfin, l’ouverture de procédures judiciaires visant Joseph Kabila est vue par le mouvement armé comme un signal contraire aux mesures de confiance souhaitées pour relancer le dialogue. L’entourage de l’ancien président, de son côté, reste discret mais assure qu’il poursuivra ses consultations dans la région pour tenter de contribuer à la résolution de la crise.

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