L’armée malienne et ses alliés ont mené une série d’opérations militaires les 16 et 17 février dans la vallée du Tilemsi, située entre les régions de Kidal et de Gao. Ces actions ont entraîné la mort de sept combattants du Front de libération de l’Azawad (FLA), désignés comme « terroristes » par les autorités maliennes, ainsi qu’une trentaine de civils, dont des femmes et des enfants, selon plusieurs sources locales.
Violents affrontements près d’Anefis
Dimanche en fin d’après-midi, une patrouille des forces maliennes a croisé une unité du FLA près d’Anefis, déclenchant un affrontement armé. L’armée a revendiqué l’élimination de sept adversaires et signalé quatre soldats blessés. De leur côté, les rebelles ont confirmé leurs pertes, affirmant avoir également causé des pertes parmi les rangs de leurs opposants.
Civils touchés à Aslagh et pertes importantes de bétail
Le même jour, une autre opération s’est déroulée au puits d’Aslagh, dans la même zone. Plusieurs sources locales font état de la mort d’au moins quatre civils, certaines affirmant que le bilan pourrait être plus lourd. En plus des pertes humaines, de nombreux animaux appartenant aux éleveurs de la région ont été abattus.
Durant la nuit, l’armée a annoncé avoir effectué des frappes aériennes contre un véhicule transportant, selon elle, des renforts armés. Toutefois, d’autres sources indiquent qu’un véhicule civil aurait été atteint, causant un mort et un blessé.
28 passagers tués près de Tessalit
Les opérations se sont poursuivies lundi, avec l’attaque de quatre véhicules près de Timtaghen, dans la zone de Tessalit. Selon des témoignages locaux, il s’agissait de véhicules civils en route vers la frontière algérienne. Au total, 28 passagers, dont des femmes et des enfants, auraient perdu la vie.
Des images prises sur place montrent des victimes gisant à proximité d’un véhicule calciné. Un second véhicule aurait réussi à s’échapper sous les tirs, mais quatre de ses occupants auraient été tués. Les deux derniers véhicules ont été emportés par les forces maliennes et leurs partenaires.
Ces événements suscitent de vives inquiétudes quant à l’impact des opérations militaires sur les populations civiles dans cette région en proie à une instabilité persistante.


