Face à la détérioration de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a décidé d’abréger son séjour en Allemagne pour regagner Kinshasa. Il ne participera pas au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba comme initialement prévu.
Les tensions se sont intensifiées avec l’avancée rapide des combattants de l’AFC/M23 dans le Sud-Kivu. Selon les autorités congolaises, ces groupes bénéficieraient d’un soutien militaire étranger. Dans la journée du 14 février, des éléments de cette rébellion ont été aperçus à l’aéroport de Kavumu, à une trentaine de kilomètres de Bukavu, et dans la soirée, leur présence a été signalée à l’intérieur même de la ville.
Depuis Munich, où il assistait à une conférence internationale sur la sécurité, Félix Tshisekedi a réaffirmé sa position sans ambiguïté : « Pas de négociation avec l’AFC/M23 ». Il dénonce ce qu’il qualifie de « velléités expansionnistes » de ses voisins et insiste sur l’urgence d’une réaction face à cette menace. Selon lui, cette rébellion ne serait qu’une façade derrière laquelle opèrent des forces étrangères.
Le chef de l’État a également pointé du doigt une implication interne dans l’instabilité du pays, accusant son prédécesseur, Joseph Kabila, d’être le véritable instigateur de cette opposition armée. « Le véritable commanditaire de cette rébellion, c’est mon prédécesseur. Mais il ne l’avoue pas, il n’assume pas ses actes », a-t-il déclaré, renforçant ainsi les tensions politiques au sein du pays.
Alors que la situation continue d’évoluer sur le terrain, le retour précipité de Félix Tshisekedi à Kinshasa laisse présager des décisions stratégiques imminentes pour tenter de contenir cette escalade.


