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jeudi, décembre 11, 2025

Crise à l’Est de la RDC : le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit en urgence alors que les combats s’intensifient autour de Goma

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Les affrontements entre les forces armées de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe armé du M23, accusé d’être soutenu par le Rwanda, s’intensifient aux abords de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu. Treize soldats des forces internationales ont perdu la vie dans les combats. Face à cette escalade, la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, initialement prévue pour demain, a été avancée à ce dimanche 26 janvier.

Les hostilités ont repris dès l’aube ce dimanche dans la zone au nord de Goma. Des explosions ont été signalées près de Kibati, à une dizaine de kilomètres de la ville, provoquant la fuite de nombreux déplacés vers le centre urbain. Avec une population estimée à un million d’habitants, Goma accueille également un nombre équivalent de déplacés internes. Une forte affluence est observée aux postes frontaliers avec le Rwanda.

Lors d’une conférence de presse samedi soir, le porte-parole des forces armées congolaises a affirmé que « le M23 ne franchira pas Goma ». Le général Sylvain Ekenge a insisté sur la détermination de l’armée à repousser l’ennemi, ajoutant que « la véritable guerre commence maintenant », en réponse à l’ultimatum de 48 heures lancé par le M23 aux forces gouvernementales.

Une réunion d’urgence à l’ONU

La ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Wagner, est actuellement à New York pour assister à la réunion d’urgence du Conseil de sécurité, prévue ce dimanche 26 janvier à 16h, heure de Kinshasa (15h TU). Vendredi dernier, la cheffe de la diplomatie congolaise avait appelé à cette session extraordinaire afin de traiter la situation critique dans l’Est du pays.

« Nous ne pouvons plus nous contenter de simples déclarations », a-t-elle déclaré, plaidant une fois de plus pour l’adoption de sanctions fermes.

Selon des sources diplomatiques, l’imposition de sanctions est envisagée par certaines chancelleries occidentales, mais suscite des réticences au sein de l’Union africaine (UA) et des pays africains membres du Conseil de sécurité.

Malgré un communiqué publié samedi par l’UA sur la situation en RDC, les autorités congolaises ont critiqué ce document, le jugeant « tardif » et « confus », notamment en raison de l’usage du terme « opposition politico-militaire » pour désigner le M23, qualifié de « groupe terroriste » par Kinshasa.

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