Après presque 30 ans d’activités en Guinée équatoriale, ExxonMobil a cessé ses opérations à la suite de l’expiration de ses licences, concrétisant ainsi une intention exprimée dès 2022. Ce retrait met un terme à un chapitre important de l’histoire pétrolière du pays, celui qui a permis à la Guinée équatoriale de devenir membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en 2017. Toutefois, ce départ ouvre aussi un nouveau chapitre pour l’industrie des hydrocarbures, avec des perspectives prometteuses.
L’arrivée de Mobil Corporation dans les années 1990, avant son acquisition par Exxon, a marqué le début d’une période de croissance sans précédent pour la Guinée équatoriale. La découverte du champ Zafiro a notamment permis de stimuler l’économie, contribuant à une hausse significative du PIB par habitant. Ce boom économique a renforcé la position du pays sur la scène internationale et son intégration dans les organisations énergétiques mondiales, à commencer par l’OPEP.
Transition des opérations vers GEPetrol
Avec le retrait d’ExxonMobil, les actifs ont été transférés à la compagnie nationale GEPetrol, marquant une nouvelle phase pour le secteur pétrolier local. GEPetrol, en tant que nouvel opérateur, est appelé à jouer un rôle central dans le redéveloppement du champ de Zafiro. Cette transition s’est déroulée sans heurts, et l’entreprise est bien positionnée pour renforcer et augmenter la production nationale de pétrole.
En 2025, le champ de Zafiro devrait entamer une phase de redéveloppement avec l’objectif d’optimiser la production et de mettre en œuvre des infrastructures modernes. Ce projet s’inscrit dans un cadre plus large qui inclut d’autres acteurs du secteur comme Kosmos Energy, Panoro Energy, et Trident Energy, ainsi que Chevron et Marathon Oil.
Attractivité du secteur des hydrocarbures pour les investisseurs
Le gouvernement de la Guinée équatoriale met en place plusieurs réformes fiscales visant à renforcer l’attractivité du secteur pour les investisseurs étrangers. Parmi ces mesures figurent une réduction de l’impôt sur les sociétés, passé de 35 % à 25 %, ainsi qu’une diminution de l’impôt sur les dividendes à 10 %. Ces changements visent à stimuler davantage les investissements, notamment des entreprises américaines, et à sécuriser les rendements pour les parties prenantes.
En parallèle, le cadre législatif et réglementaire est en cours de modernisation afin de stabiliser le marché et d’assurer la compétitivité du secteur des hydrocarbures. L’objectif est de créer un environnement favorable pour les investisseurs cherchant des opportunités rentables dans les blocs pétroliers et gaziers disponibles en Guinée équatoriale.
Le retrait d’ExxonMobil ouvre une nouvelle ère pour l’industrie pétrolière équato-guinéenne, désormais sous l’égide de GEPetrol. Le pays continue d’œuvrer pour attirer des investissements dans le secteur et répondre tant à la demande énergétique internationale qu’à celle de sa population. Le gouvernement, par son soutien aux initiatives locales et aux investisseurs étrangers, reste déterminé à développer un secteur des hydrocarbures de classe mondiale.


