À peine quelques minutes après l’arrivée du ministre de l’Intérieur, Jean-Baptiste Tine, les échanges se sont tendus lors de la réunion à propos des futures législatives.
Les membres de l’Atel, l’Alliance pour la transparence des élections, une nouvelle plateforme de l’opposition regroupant une centaine de partis et mouvements politiques, réclament l’annulation des dispositions déjà prises pour le prochain scrutin. Le refus catégorique du ministre a entraîné leur départ de la réunion. « D’habitude, nous discutions et on pouvait avoir des divergences, mais nous trouvions des consensus. Comme une espèce de ruse, ils ont essayé de fixer les dates et prendre les dispositions et après nous appeler à « une concertation » », reproche Oumar Sarr, porte-parole de l’Atel.
Le Dr Ibrahima Mbow, président de l’Union citoyenne Bunt-Bi et membre de la coalition présidentielle, a critiqué cette démarche : « C’était un jeu, ils avaient prévu de partir d’ailleurs, on l’a vu : quand on demande à un ministre de remettre en cause un décret présidentiel, ce n’est même pas sérieux. C’était de l’enfantillage, mais vous l’avez vu, le Sénégal avance quoiqu’il en coûte parce que ce sont les populations qui veulent que le pays avance. »
Le ministre Jean-Baptiste Tine partage cet avis : « C’est dommage qu’ils soient partis, le boycott ce n’est pas une position politique pertinente. Ça s’est démontré à travers l’histoire, donc j’appelle Atel à rejoindre l’attelage électoral avant qu’il ne soit trop tard. » Le ministre a par ailleurs salué le dialogue constructif avec les participants de la réunion qui sont restés jusqu’au bout.



