Dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), une semaine après la mort tragique de près de 100 passagers dans un naufrage près de Kinshasa, des voix s’élèvent pour dénoncer le manque d’aide des autorités. Le bateau en question a chaviré lundi dernier sur le territoire de Mushie, dans la province de Maï-Ndombe, sur la rivière Kwa. Depuis, des corps flottants, en décomposition, ont été observés, parfois même jusqu’à Kinshasa, soulignant l’ampleur de la catastrophe.
Sur place, dans la province de Maï-Ndombe, l’absence d’interventions de l’État a laissé les populations désemparées. Face à cette tragédie, la fondation d’un député s’est engagée à utiliser les moyens à sa disposition pour apporter de l’aide. Le député national Freddy Bonzeke, élu de Mushie, témoigne de la situation critique :
« La situation est dramatique. Nous avons besoin d’une intervention urgente de la part des autorités et des organisations humanitaires. Tout le monde doit se mettre en mode urgence pour éviter que le bilan ne s’alourdisse davantage. »
Malgré les efforts de la fondation du député, les ressources sont limitées et insuffisantes pour répondre à l’ampleur de la catastrophe. Les survivants et les familles des victimes attendent toujours une réponse appropriée des autorités nationales et internationales.
Le manque d’équipements de sécurité sur les embarcations et l’absence de régulations strictes pour la navigation fluviale sont des problèmes récurrents en RDC, exacerbant les risques de tels accidents. La communauté locale appelle à une prise de conscience et à des actions concrètes pour améliorer les conditions de sécurité et prévenir de futurs drames.
En attendant, la solidarité s’organise tant bien que mal pour faire face à l’urgence, mais il est impératif que les autorités prennent leurs responsabilités pour éviter que cette tragédie ne se reproduise.


