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mardi, août 11, 2026

Afrique du Sud : L’ANC entame des négociations pour former une coalition

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Malgré des résultats électoraux décevants ayant conduit à la perte de sa majorité absolue à l’Assemblée nationale, le Congrès national africain (ANC) demeure le premier parti politique d’Afrique du Sud. Pour que l’élection du prochain président provienne de ses rangs, l’ANC doit maintenant trouver un partenaire de coalition. Un groupe de travail se réunira cette semaine pour présenter ses scénarios aux membres du comité national exécutif. « Nous sommes très unis », a réagi l’ANC face aux rumeurs de divisions internes.

En Afrique du Sud, les négociations à huis clos entre partis sont déjà en cours. L’Assemblée nationale se réunira dans environ quinze jours pour désigner le prochain chef de l’État. En attendant, les principaux dirigeants de l’ANC, dont le président Cyril Ramaphosa et son numéro deux, se rassembleront cette semaine à Luthuli House, le siège du parti à Johannesburg.

Avec la perte de la majorité absolue à l’Assemblée nationale, les discussions porteront sur les possibilités d’alliance avec l’opposition. Bien que le Congrès national africain ait perdu un nombre considérable d’électeurs, il reste le parti dominant en Afrique du Sud, avec le plus de sièges au Parlement. L’élection du prochain président dépend donc largement de l’ANC. Le président Cyril Ramaphosa, en quête d’un second mandat, a prononcé un discours de concorde après l’annonce des résultats officiels, ce qui a été bien accueilli par les Sud-Africains. Ramaphosa endossera à nouveau son rôle de chef de parti pour s’adresser aux six millions d’électeurs de l’ANC après les tractations. Annoncera-t-il les futurs partenaires de coalition ?

L’état-major de l’ANC, composé de 87 membres aux idées diverses, s’est réuni pour examiner les propositions d’un groupe de travail. Un partenariat avec l’Alliance démocratique (DA), principal parti d’opposition, pourrait apporter une stabilité économique, selon des chercheurs, mais cette option est peu probable en raison des risques politiques. Cela alimenterait les critiques accusant l’ANC de favoriser les intérêts des milieux d’affaires majoritairement blancs.

Chercher des soutiens à gauche semble être une alternative. Les Combattants pour la liberté économique de Julius Malema, un parti de gauche radical, se sont déclarés prêts à collaborer avec l’ANC. MK, le nouveau parti populiste de Jacob Zuma, arrivé troisième, exige la démission de Cyril Ramaphosa avant toute discussion. « Nous avons des réserves sur MK », a confié le Secrétaire général du parti, Fikile Mbalula, « mais nous parlons à tout le monde. Tout le monde parle à tout le monde ».

La décision finale des hauts dirigeants de l’ANC devra être approuvée par un comité exécutif plus large, qui a déjà exprimé son soutien à Cyril Ramaphosa pour un second mandat.

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