La Banque africaine de développement (BAD) est actuellement réunie à Nairobi pour ses assemblées générales, avec la participation de plus de 3 000 délégués issus de 82 pays. Sous la direction du Nigérian Akinwumi Adesina pour encore environ 18 mois, l’objectif principal de ces réunions est de définir la stratégie future de la BAD pour les dix prochaines années. Cette initiative vise à répondre aux besoins considérables du continent africain en matière de développement. Pour ce faire, la BAD compte sur le soutien financier de ses actionnaires, afin d’augmenter son capital et de pouvoir ainsi accroître son impact.
Akinwumi Adesina joue un rôle clé dans cette démarche, cherchant à obtenir l’augmentation significative du capital « appelable » de la BAD, crucial pour maintenir la note de crédit « triple A » de l’institution. Cette notation est essentielle pour bénéficier de conditions de financement avantageuses sur les marchés financiers internationaux.
En parallèle, ces assemblées générales, qui marquent la 59ᵉ édition, vont également entériner la stratégie de la BAD pour la prochaine décennie. Malgré des débats animés entre actionnaires, il est probable que la banque continuera de financer des projets gaziers tout en s’engageant vers la neutralité carbone. De plus, avec le mandat d’Akinwumi Adesina se terminant dans moins d’un an et demi, les discussions autour de sa succession commencent à émerger, avec pour l’instant seul le Tchadien Abbas Mahamat Tolli s’étant officiellement porté candidat.


