Dans la corne de l’Afrique, les relations entre la Somalie et l’Éthiopie sont à nouveau tendues. La Somalie a annoncé jeudi 4 avril l’expulsion de l’ambassadeur éthiopien ainsi que la fermeture de deux consulats éthiopiens sur son territoire, les accusant d’ingérence flagrante dans ses affaires internes. L’ambassadeur éthiopien en Somalie dispose de 72 heures pour quitter le pays, selon les autorités somaliennes. De plus, les représentations éthiopiennes dans les régions du Puntland et du Somaliland ont été ordonnées de fermer dans un délai de deux semaines.
Cette décision survient peu après qu’une délégation du Puntland ait été reçue au ministère éthiopien des Affaires étrangères à Addis-Abeba. Quelques jours auparavant, le Puntland avait annoncé qu’il ne reconnaissait plus les institutions du gouvernement fédéral somalien. Pour Mogadiscio, cette réunion est perçue comme une interférence évidente dans les affaires intérieures de la Somalie de la part du gouvernement éthiopien.
Les tensions entre ces deux nations, historiquement tendues, ont été ravivées en début d’année, suite à la signature par l’Éthiopie d’un accord avec le Somaliland. Cette région, qui s’est autoproclamée indépendante en 1991, consentait à louer à l’Éthiopie 50 kilomètres de côtes, permettant ainsi à Addis-Abeba d’accéder à la mer et de construire une base militaire. En échange, l’Éthiopie s’engageait à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland.


