En Afrique du Sud, l’ancien président Jacob Zuma a été exclu des prochaines élections législatives, prévues dans deux mois, selon une annonce de la commission électorale indépendante ce jeudi. Cette décision intervient alors que Jacob Zuma était en tête de liste d’un tout nouveau parti, Umkhonto we Sizwe, également appelé MK, et soupçonné d’avoir été créé par lui-même.
La nouvelle de son exclusion n’est pas une surprise, rapporte notre correspondant Meeli Mzobe. Le parti MK a toutefois la possibilité de contester cette décision en se tournant vers la Cour électorale d’ici mardi prochain. La commission électorale s’est dite « très inquiète » quant aux déclarations du parti critiquant le processus électoral, ce qui pourrait accroître le risque de violences.
Pendant plusieurs semaines, le Congrès national africain (ANC) a cherché à bloquer cette nouvelle formation politique, créditée de 13% dans les derniers sondages. Cette semaine, l’ANC a saisi la justice pour tenter d’empêcher le nouveau parti d’utiliser le nom « Umkhonto we Sizwe », qui était le nom de la branche armée de l’ANC pendant l’apartheid, soutenant qu’il s’agit d’un symbole et d’un héritage du parti au pouvoir.
Jacob Zuma dispose jusqu’au 2 avril pour faire appel de cette décision. La situation politique en Afrique du Sud reste tendue alors que le pays se prépare pour les élections législatives à venir.



