Des conseillers d’opposition soulignent certaines dispositions qu’ils estiment constituer un « grave recul » en termes de transparence, risquant ainsi de « compromettre la crédibilité du processus électoral à venir ».
Selon l’ancien code électoral, les résultats devaient être affichés devant les bureaux de vote après le dépouillement. Cependant, cette pratique est désormais abandonnée, selon le nouveau code électoral, au grand désarroi du conseiller d’opposition Brice Mbaimon, également candidat à l’élection présidentielle : « l’affichage est un gage de transparence puisqu’après le dépouillement, les résultats sont exposés à la vue de tous. Ils peuvent même être filmés ! Cela affaiblit la crédibilité de la transparence qui était recommandée lors des discussions. »
Les représentants des partis politiques ne reçoivent plus de copie des procès-verbaux à la sortie des bureaux de vote : « Le candidat ou son parti doit pouvoir compter ses propres voix à partir du relevé des résultats, dont une copie lui était remise. Mais si cette copie n’est plus fournie, je ne sais pas sur quelle base ils pourront effectuer le décompte de leurs voix. C’est un recul très inquiétant qui nuit à la transparence et à la crédibilité du processus. »
Parmi les autres changements notables, le bulletin unique est abandonné pour les législatives, sénatoriales et locales. De plus, les candidatures indépendantes sont limitées. Un « certificat de résidence effective d’au moins un an au Tchad » est désormais requis parmi les documents à fournir pour la candidature à la présidentielle, alors que la Constitution stipule simplement la nécessité de résider au Tchad. Bien que sollicitées par 54 ÉTATS, les autorités n’ont pas donné suite.



