Le président togolais, Faure Gnassingbé, a reporté d’une semaine la date des élections législatives et régionales, les fixant au 20 avril 2024, comme indiqué dans un communiqué gouvernemental publié le 24 février. En ce 26 février, son parti, l’Union pour la République (Unir), se rassemble en congrès, préparant ainsi le terrain pour ce double scrutin.
À Kara, sa ville natale, plus de 400 kilomètres au nord de Lomé, se tient le deuxième congrès statutaire de l’Unir, parti majoritaire au pouvoir au Togo.
Ce congrès intervient dans le contexte d’une double élection, législatives et régionales, bien que le thème principal de l’événement n’ait pas encore été dévoilé la veille. Malgré cela, environ 1 500 délégués ont été conviés à cet événement politique majeur.
Selon les informations du service de communication du congrès, des révisions et des amendements des textes sont à l’ordre du jour. L’organisation du parti, établie lors du premier congrès en octobre 2017, pendant une période de crise politique, sera réexaminée. Il est prévu que les vice-présidents régionaux soient supprimés au profit d’un seul et unique vice-président.
Un autre enjeu crucial de ce congrès, qui se tient à l’approche des élections législatives et régionales du 20 avril prochain, est l’investiture des candidats. Les nombreuses candidatures déclarées ces derniers jours seront examinées par le président du parti lui-même, Faure Gnassingbé.
Ce congrès, dernier rassemblement avant les élections, vise également à mobiliser les troupes, à définir les objectifs et à se préparer à affronter une opposition qui, cette fois-ci, ne boycottera pas les scrutins.


