Cinq États signataires du traité créant la Cour pénale internationale (CPI) ont demandé une enquête sur la « situation dans l’État de Palestine », a annoncé son procureur, qui a confirmé enquêter sur les crimes commis depuis l’attaque sanglante du Hamas du 7 octobre.
En Israël, depuis le 7 octobre, environ 1 200 personnes, principalement des civils, ont perdu la vie lors de l’attaque du Hamas. Cette attaque a été d’une violence et d’une ampleur sans précédent depuis la création d’Israël en 1948. Plus de 240 personnes ont été prises en otage. En réponse, Israël a lancé une offensive de représailles à Gaza, entraînant la mort de 12 000 personnes selon le ministère de la Santé du territoire contrôlé par le Hamas.
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a annoncé avoir reçu une saisine sur la situation dans l’État de Palestine de la part de cinq États parties, dont l’Afrique du Sud, le Bangladesh, la Bolivie, les Comores et Djibouti. Il a confirmé que son Bureau enquête actuellement sur la situation en lien avec ces allégations de crimes.
La CPI, établie en 2002 pour juger les pires atrocités mondiales, a ouvert une enquête en 2021 sur des crimes de guerre présumés dans les Territoires palestiniens, impliquant les forces israéliennes, le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens.
Karim Khan a précisé que son mandat s’appliquerait aux crimes présumés commis pendant le conflit en cours. Cependant, ses équipes n’ont pas pu accéder à Gaza ni à Israël, qui n’est pas membre de la CPI. Des experts juridiques ont suggéré que les deux parties pourraient être accusées de crimes de guerre.



