Des discussions devraient reprendre ce jeudi à Jeddah, en Arabie saoudite, entre les délégations de l’armée du général Abdel Fattah al-Burhan et du chef des paramilitaires, le général Mohamad Hamdane Daglo, dit « Hemedti ». Jusqu’à présent, les différentes tentatives de médiation ont échoué, ne permettant que de décrocher de brèves trêves.
Les négociations reprennent entre l’armée et les paramilitaires au Soudan, avec la médiation des États-Unis et de l’Arabie saoudite. L’armée a accepté l’invitation à Jeddah il y a quelques jours, précisant que la reprise des pourparlers n’impliquait pas l’arrêt des hostilités. Les paramilitaires des Forces de soutien rapide ont répondu favorablement à cette invitation plus récemment, exprimant leur souhait de soulager les souffrances du peuple soudanais et de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire aux civils.
Il est à noter que ni l’armée ni les paramilitaires seront présents aux négociations, ce qui rend peu probable une avancée diplomatique significative. Les parties devraient plutôt se concentrer sur la possibilité d’un cessez-le-feu et la création de corridors humanitaires, comme l’a mentionné le lieutenant général Shams Eddin Kabachi, commandant adjoint des forces armées soudanaises, lors d’une revue des troupes à Port Soudan. La recherche d’une solution politique ne sera abordée qu’à une « phase finale » des pourparlers.
L’armée soudanaise a également souligné sur les réseaux sociaux que la reprise des négociations ne signifiait pas l’arrêt de la « bataille nationale pour la dignité » et que l’objectif du peuple soudanais restait l’élimination des rebelles. De leur côté, les Forces de soutien rapide n’ont pas encore commenté la situation, mais les combats à Khartoum se sont intensifiés ces derniers jours, chaque camp cherchant à sécuriser ses positions avant le début des discussions.



