Le groupe français Orano a annoncé la suspension de sa production d'uranium au Niger à compter du 31 octobre. Cette décision fait suite à l'impossibilité d'exporter en raison de la fermeture des frontières entre le Niger et le Bénin depuis le coup d'État de juillet 2023. La filiale locale du groupe, la Somaïr, traverse de grandes difficultés financières, ce qui contraint Orano à interrompre les activités du site d'Arlit, situé dans le nord du pays. Le groupe a qualifié cette mesure de « navrante » mais inévitable.
En RDC, pour la première fois depuis la campagne électorale des élections de décembre 2023, le président Félix Tshisekedi se déplace, à partir de ce 23 octobre, dans le nord-est, à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. En marge de ce déplacement, une série d’activités officielles est au programme. C’est notamment l’inspection de l’évolution des chantiers des infrastructures en cours dans la province. Au cours de ce séjour, le chef de l’État congolais inaugurera officiellement l’aéroport de Bangoka rénové. Un aéroport qui répond désormais aux normes internationales, selon la Régie des voies aériennes.
Découverte en 2017, la mine de Lafigué a été développée à un rythme soutenu, avec une première coulée d’or réalisée en juillet 2024. Le coût de production y oscille entre 900 et 975 dollars par once, plaçant ainsi ce projet parmi les plus compétitifs de la sous-région. Cette année, Lafigué devrait contribuer de manière significative à l'augmentation de la production nationale d'or, qui pourrait atteindre 55 tonnes, contre 50 tonnes l'année précédente.
Après presque 30 ans d'activités en Guinée équatoriale, ExxonMobil a cessé ses opérations à la suite de l'expiration de ses licences, concrétisant ainsi une intention exprimée dès 2022. Ce retrait met un terme à un chapitre important de l'histoire pétrolière du pays, celui qui a permis à la Guinée équatoriale de devenir membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) en 2017. Toutefois, ce départ ouvre aussi un nouveau chapitre pour l'industrie des hydrocarbures, avec des perspectives prometteuses.
L’Organisation africaine des producteurs de pétrole (APPO) est en quête de 5 milliards de dollars pour lancer un projet phare : la Banque africaine de l’énergie, destinée à financer des infrastructures et des projets énergétiques sur le continent. Avec un potentiel immense en ressources énergétiques non exploitées, telles que le gaz naturel, les hydrocarbures et les énergies renouvelables, l'Afrique est néanmoins confrontée à des défis majeurs en matière d'accès à une énergie fiable et abordable. La création de cette banque pourrait marquer un tournant dans la transformation du secteur énergétique africain, facilitant l'industrialisation et soutenant les projets de développement durable.
Le gouvernement du Burundi a annoncé, ce mardi 15 octobre 2024, que le pays a besoin de 3 milliards de dollars pour répondre aux besoins du pays d’ici 2040, avec une production énergétique de 1000MW
Suite à la publication d'un rapport virulent du Groupe de travail de la société civile (GTSC), qui met en cause les autorités dans les pénuries répétées de carburant et les prix élevés à la pompe en République centrafricaine (RCA), le ministre des Hydrocarbures, Arthur Bertrand Piri, s’est défendu. Ce rapport, intitulé « La mafia dans le secteur pétrolier en République centrafricaine », critique vivement la gestion du secteur par les autorités.
L'Afrique centrale, dotée de vastes ressources gazières, se trouve à un tournant décisif de son développement industriel. Alors que la demande mondiale en gaz naturel ne cesse de croître, la région aspire à transformer cette richesse en levier pour son industrialisation. Le gaz naturel peut jouer un rôle stratégique en soutenant l’industrialisation, en fournissant une énergie abordable et fiable, et en créant de nouveaux secteurs économiques. Toutefois, cette ambition s’accompagne de nombreux défis structurels et sécuritaires.
Au cœur de l'Afrique centrale, le Rwanda a réalisé un bond impressionnant dans l’accès à l’énergie, passant de 6 % des ménages raccordés il y a quinze ans à 75 % aujourd'hui. Une avancée rendue possible grâce à l'exploitation du gaz méthane caché sous les eaux du lac Kivu, un vaste bassin naturel de 2 700 km² qui forme la frontière entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo.
L’Afrique contribue à environ 16 % des émissions mondiales de méthane, un chiffre en augmentation constante, notamment en raison de l'expansion des zones humides tropicales. Bien que le continent soit un faible émetteur de CO₂, représentant seulement 3 % des émissions mondiales, il est un producteur majeur de méthane, un gaz à effet de serre puissant qui joue un rôle clé dans l'accélération du réchauffement climatique.